Voilà les (presque) toutes dernières lectures de l'année:

 

livres 2023 6

 

* Komodo *:  Sur l’invitation de son frère Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l’île de Komodo, en Indonésie. Elle espère passer des vacances paradisiaques: une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta, loin de son mari distant et leurs jumeaux épuisants. C’est aussi l’occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s’est éloigné de sa famille. Mais la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancœurs et de reproches. Dès lors, chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant l’entraîne de plus en plus près du point de non-retour. Le premier tiers du livre est engageant... et puis ça part en vrille alors que les personnages n'ont pas toute l'épaisseur que l'on pourrait attendre. Bof

 

* Nous aurons été vivants :  Est-ce Lorette, partie il y a sept ans sans laisser la moindre trace ni mot d’explication, qui se tient, en ce matin d’avril 2017, de l’autre côté du boulevard ? Hannah, sa mère, croit un instant l’apercevoir. Peut-être a-t-elle rêvé. Mais, dès lors, plus rien ne peut se passer comme avant : violent séisme intérieur, la vision a fait rejaillir tout ce qu’elle avait tenté d’oublier. Ce même jour, plusieurs destins, chacun lié à Hannah, voient leur existence basculer. Une journée particulière, donc, mais aussi trente ans de la vie intime d’Hannah Bauer, femme, artiste, mère, prise dans les soubresauts de son histoire familiale et de celle de l’Europe, Nous aurons été vivants est un hymne à la vie. Bizarrement, je l'ai lu fin octobre ... et je n'en garde aucun souvenir... raison pour laquelle je ne mettrais pas de note.

 

* La ville de vapeur ** :  Un architecte qui fuit Constantinople avec les plans d'une bibliothèque inexpugnable, un étrange cavalier qui arrive à convaincre un tout jeune écrivain (accessoirement nommé Miguel de Cervantes) d'écrire un roman inégalable... On retrouve dans ce recueil une atmosphère et des thématiques familières aux lecteurs de Zafón : des écrivains maudits, des bâtisseurs visionnaires, des identités usurpées, une Barcelone gothique et certains des personnages phares de la tétralogie du Cimetière des livres oubliés, tels Semperé, Andreas Corelli ou David Martin. Il se dégage de l'ensemble une unité parfaite et un charme profond et envoûtant, dans un halo de mystère (et de vapeur). Un recueil de nouvelles, qui donne envie de se plonger dans l'oeuvre de cet auteur, que je ne connaissais que de nom... Vous connaissez?

 

* Métaphysique des tubes ****:  Jusqu'à deux ans et demi, Amélie se décrit comme un tube digestif, inerte et végétatif. Puis vient l'événement fondateur qui la fait chuter dans l'univers enfantin. Durant six mois s'ensuit la découverte du langage, des parents, des frères et sœurs, des nourrices japonaises, du jardin paradisiaque, des passions (le Japon et l'eau), des dégoûts (les carpes), des saisons, du temps. Tout ce qui, à partir de trois ans, constitue la personne humaine à jamais. Car à cet âge-là, tout est joué, le bonheur comme la tragédie... Jubilatoire! Et si j'ai plusieurs fois trouvé les romans d'Amélie Nothomb très inégaux... celui ci est une très grande réusssite.


* Le crépuscule de Shigezo ***:  Akiko est une femme au foyer de Kyoto. Sa vie s'écoule entre courses, cuisine et éducation de son fils adolescent. Mais l'équilibre est rompu le jour où sa belle-mère meurt brusquement. Son beau-père, Shigezo, un home autoritaire et conservateur, devient sénile. C'est sur Akiko que va reposer la lourde tâche de s'occuper de Shigezo. Alors que le vieil homme glisse vers une seconde enfance, Akiko découvrira qu'il symbolise peut-être l'amour le plus authentique, le plus désintéressé qu'elle ait jamais connu. J'avais déjà lu "les femmes de Kimoto" de cette auteure, que j'avais beaucoup aimé. Cette intrigue se déroule dans un Japon plus contemporain, mais est tout aussi éclairante sur le grand ecart entre la vie de la maisonnée et ce que l'on souhaite montrer à l'extérieur; mais aussi comment gerer le grand age des Anciens.... Bref, matière à réflexion